Je veux contrôler le monde.

Un matin pas comme les autres… Car aucun moment ne peut ressembler à un autre même quand presque tous les petits détails sont réunis. Mais ce n’est jamais pareil…

Chez toi, vêtu du même pyjama, à l’heure exacte de la dernière fois et la météo affiche une température similaire. Et pourtant, ce n’est pas le même jour ni le même « TOI » d’avant. « Nous ne sommes plus ceux que nous étions hier ; nous ne serons pas demain ce que nous sommes aujourd’hui », aurait dit François Malherbe.

Notre corps, cerveau et âme nous accompagnent tout au long de notre existence. Nous avons l’impression qu’il suffit de leur donner un nom et une identité pour qu’ils nous appartiennent. Donc nous essayons sans cesse de les contrôler et les posséder… Et c’est exactement ce lien mal tissé qui nous plonge dans la frustration.

Se détacher complètement de ces trois piliers de la vie (corps, cerveau et âme) est très difficile, voir même impossible car nous sommes façonné par l’instinct de survie ce qui fait que nous tenons à cette chance d’exister jusqu’au dernier souffle. Mais il faut savoir lâcher prise quand il le faut et reprendre les choses en main dans le bon moment, sans pour autant vouloir arrêter le temps sur ce que l’on aime, supprimer ce que l’on trouve désagréable et créer ce qui est beaucoup plus grand que nous.

Certes, l’homme sait prendre du recul sur certaines choses comme l’immensité de l’univers ou le mystère des trous noirs, mais il se console par la mise en oeuvre d’idées de génie pour se faciliter la vie et se retrouver dans un cercle vicieux de vouloir compliquer pour avoir l’impression de simplifier. Retrouver cette satisfaction d’avoir accomplie quelque chose. (On a créé les Smartphones pour faciliter la communication, maintenant nous activons sur notre téléphone l’option « limiter ma navigation sur internet » qui aide à contrôler notre temps d’écran).

Ce besoin du changement est insatiable et c’est la raison pour laquelle l’homme ne s’arrêtera jamais jusqu’à ce qu’il s’éteigne par une force supérieure. Le gentil Gandhi avait dit une fois « il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, pas assez pour assouvir son avidité », une citation qui porte un sens très profond mais assez simple à comprendre.

Vouloir tout contrôler nous jettera dans l’océan interminable des doutes et de la peur, apprenons à lâcher prise et glorifier les choses de la vie. La lumière du jour, l’air frais, un sommeil profond ou une tasse de thé… rien de plus simple pour sauver le monde.

 

Zineb RHAFRHOUF

 

 

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