Les crises d’angoisse, ça n’arrive pas qu’aux autres

« Quand on a peur, il faut toujours regarder sa peur en face et lui donner un nom. Sinon, elle vous écrase comme une vague scélérate ». Katherine Pancol

Depuis quelques mois, ma vie est devenue stressante, me renfermant entre la monotonie du quotidien et l’enchainement des péripéties. Dans ce cercle vicieux qui semble ne pas finir, notre petite santé fragile et notre esprit en béton se heurtent, ce qui laisse des dégâts aussi psychiques que physiques. Et parce qu’il serait plus sage de voir les choses à travers la perspective la plus positive, nous continuons de croire aux lendemains prometteurs. C’est justement le fait de vouloir contrôler tous les aspects de la vie et s’inquiéter incessamment pour le futur qui nous coince entre les murs de l’angoisse.

L’angoisse, un terme que je n’utilisais que pour faire des blagues ironiques ou décrire une situation qui ne me concernais pas. Je compatissais avec les personnes qui souffrent d’anxiété sans connaitre vraiment ce qu’ils ressentent. Aujourd’hui, je fais partie de ces personnes et je me suis longtemps posée la questions sur ces sensations bizarres et ces effets au niveau global sans détecter la vraie cause.

Sans aucune raison apparente, mes mains commencent à trembler, mes jambes ne me portent plus, ma voix n’est plus la même et mon rythme cardiaque est beaucoup plus rapide. Je me demandais si c’était dû à ma consommation du café qui reste très normal, ne dépassant pas une à deux tasses par jour. Donc j’ai décidé de faire un sevrage de café pendant quelques jours, mais la symptômes étaient toujours là.

Les palpitations et les battements de cœur avec un rythme troublé, me donnant une fausse alerte d’être en danger. Soudain, je me trouve dans un état de peur inexplicable. Et tout naturellement, mon cerveau commence à imaginer les scénarios les plus affreux possibles ce qui m’angoisse encore plus. Angoisser pour quelque chose qui n’est même pas réelle et qui existe uniquement dans ma tête peut sembler énigmatique, mais le cerveau n’arrive pas à vraiment faire la distinction entre ce qui se passe vraiment en réalité, et les hallucinations qu’il se fait.

Un soir, après avoir passé une journée tranquille, j’ai senti que ma respiration ne suivait pas sa cadence habituelle et qu’il m’était un peu difficile de respirer automatiquement et sans efforts. C’était peut-être le changement de climat et mon allergie qui me jouaient un mauvais tour, mais j’ai bien été consciente au préalable et j’ai donc pris les précautions nécessaires pour éviter un tel malaise respiratoire.

J’ai fait une petite marche dans le jardin en dégustant une glace dont j’avais envie et j’ai parlé au téléphone pour me changer un peu les idées, sauf qu’à un certain moment mes pieds ne me portaient plus et ma respiration devenait de plus en plus difficile. J’ai décidé de m’assoir et essayer de me reprendre en main, en m’auto-soutenant et suggérant à moi-même que ce n’est pas aussi grave que je le crois.

A un moment donné, et sans être triste ni mise dans une situation de pression, j’ai commencé à pleurer et à respirer rapidement, mon cerveau m’envoyait des idées négatives telles que « c’est peut-être le temps de mourir », « Ce soir tu passes au second stage de ton existence »… et soudain j’ai perdu conscience.

Une gentille jeune fille m’a reperé de loin et s’est précipité vers moi pour me venir en aide, et je pouvais entendre sa voix clairement ce qui m’a aidé à ouvrir les yeux. Embarrassée de retrouver dans une telle situation, j’essayais de la convaincre que tout allait bien mais il m’était difficile de prononcer correctement les mots même si dans ma tête je savais très bien ce que je voulais dire.  Ensuite, des fourmillements ont commencé à me picoter au niveau des jambes légèrement pour se renforcer au niveau du torse, des bras et de la tête.

Après avoir repris le contrôle sur mon corps, et grâce aux conseils d’une jeune médecin, je me sentais enfin plus vivante. Elle m’a expliqué que c’était les symptômes d’une crise d’angoisse (tremblement des mains et des pieds, fourmillements, envie de pleurer, peur de la mort, palpitations, difficultés à respirer, maux de têtes, crampes, vertiges, engourdissements des mains…) et qu’il fallait que j’en sois persuadée pour remédier au stress et à tout ce qui peut contribuer à me mettre dans un tel état.

Si je partage avec vous aujourd’hui cette expérience, c’est pour vous dire que j’en ai eu d’autres mais après avoir compris qu’il s’agissait de l’angoisse, je peux désormais vous affirmer que je vais beaucoup mieux, car je comprends ce qu’il m’arrive.

Plusieurs personnes négligent ces signes et se penchent vers des thérapies ou remèdes pas vraiment utiles et qui peuvent être néfastes pour la santé sur le long terme, c’est la raison pour laquelle je privilégie plutôt le bon raisonnement.

Comprendre nos problèmes et trouver des solutions; rien de plus simple. Pourtant, on s’acharne à cumuler les tâches et remettre à demain ce que l’on doit faire tout de suite, au lieu de faire face aux faits et en finir avec une bonne fois pour toute, afin de laisser place à autre chose… car oui, les soucis ne prendront jamais fin dans ce bas monde, il faut tout simplement apprendre à les affronter avec sagesse et plénitude.

Pleurer pour ses peines sans se poser les bonnes questions; (pourquoi ça me rend si triste? ) alors que donner les bonnes réponses nous permet de voir que ça ne mérite pas vraiment le temps perdu.

Je ne suis pas médecin ni psychiatre pour vous proposer une recette magique pour les crises d’angoisse, mais une simple jeune étudiante angoissée qui fait de son mieux pour s’en sortir. Je suis reconnaissante de cette expérience même si elle est difficile, mais je sais qu’elle est en train de me forger donc je l’accepte. Il n’y a pas forcément du plaisir dans l’acceptation, c’est tout simplement une perception intelligente pour mener tranquillement son existence.

Dans le prochain article, je vous propose quelques solutions pratiques et faciles à adopter mais également ma vision avec laquelle j’affronte la vie.

Soyez ouverts envers vous-mêmes et ne fuyez pas la réalité, et surtout soyez heureux.

 

Zineb Rhafrhouf

 

 

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